Curtiss P40F

Le Curtiss P-40 Warhawk fut le troisième avion de chasse le plus produit des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Dernier développement de la série des chasseurs Curtiss Hawk, il vola pour la première fois en 1938. Il traîne une réputation d’avion de chasse dépassé et surclassé par ses adversaires, ce qui provoqua même une enquête après la guerre, visant à déterminer pourquoi il avait été maintenu en production envers et contre tout. Avec le recul, il semble plutôt que ses pilotes eurent à combattre dans des conditions difficiles, qui ne permirent pas à l’avion de briller. Il eut une importance certaine dans les opérations du milieu de la guerre et cela pour plusieurs raisons :

  •  son faible coût, sa grande facilité de maintenance et sa grande robustesse.
  • le P-39 Airacobra, son concurrent le plus direct, déçut cruellement les espoirs mis en lui ;
  • le P-47 Thunderbolt ne fut disponible qu’au printemps 1943, en petit nombre partagé entre différents théâtres d’opérations. De plus, il montra vite ses limites en tant que chasseur pur ;
  • le P-51 Mustang ne fut pas disponible comme chasseur avant décembre 1943. Il l’était en petit nombre depuis le printemps 1943 pour des missions de reconnaissance.

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En janvier 1943, le GC 2/5 est le premier groupe FAFL à être transformé sur cet avion américain grâce au colonel Willis, un ancien de 14/18 , ayant volé dans cette escadrille.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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LOCKHEED F5-B « Lightning »

Sur le European Theater of Operations (l’ETO), les P-38 servent au sein de la 8th USAAF et de la 9th USAAF. Plus au sud, ils servent au sein de la 15th USAAF qui intervient sur le Mediterranean Theater of Operations (le MTO). C’est l’arrivée de ce chasseur sur le théâtre d’opérations européen qui permet le bombardement avec escortes de villes allemandes éloignées. En effet, sa distance franchissable surclasse nettement celle du Spitfire ; il est le seul capable d’escorter les bombardiers au-dessus de l’Allemagne ou de l’Autriche jusqu’à l’arrivée du P-51 Mustang. Les Allemands le surnomment Gabelschwanz Teufel, signifiant « diable à queue fourchue ».

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Parmi les nombreux pilotes de P-38 ou dérivés, on retrouve le pilote-écrivain français Antoine de Saint-Exupéry, qui disparaît au large de Marseille le , au cours d’une mission Bastia-Chambéry avec son F-5B-1-LO (un P-38 de reconnaissance photo, non armé). 

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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North American P51  » Mustang »

Bien que performant à basse altitude grâce à sa grande finesse aérodynamique, son moteur Allison V-1710, dont le système de suralimentation est peu performant, limite dans un premier temps son emploi en tant que chasseur de supériorité aérienne. À la suite de l’adaptation de l’excellent moteur britannique Rolls-Royce Merlin, ce qui ne change pas son autonomie de vol, l’appareil devient l’avion d’escorte dont ont besoin les États-Unis pour accompagner leurs grands raids de bombardiers stratégiques de jour au-dessus de l’Allemagne.

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En janvier 1945, les USA livrent quelques F5, version de reconnaissance du P51 au groupe GR 2/33

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Republic P47D   » Thunderbolt »

Il est l’avion de chasse américain le plus produit lors du conflit avec 15 660 exemplaires construits. Les pilotes américains le surnommèrent The Jug (« la cruche ») en raison de sa forme trapue évoquant un broc ou une cruche. Sa masse (il était le plus gros chasseur monomoteur à hélice de son époque) et son moteur radial moins vulnérable au combat permirent de l’utiliser comme chasseur-bombardier. Malgré ses performances comme chasseur de pointe, il céda rapidement en Europe son rôle d’escorteur au P-51 Mustang qui, une fois équipé du moteur Merlin (construit par Packard sous licence Rolls-Royce), avait un rayon d’action suffisant pour suivre les bombardiers américains sur tout le territoire allemand.

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447 P-47D furent livrés aux FAFL puis, servirent ensuite du début de la guerre d’Algérie jusqu’en 1960.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

 

Appareil du GC 1/4 « Navarre » engagé à partir de juillet 1944 en Corse puis en France

Maquette réalisée par Killian DUPRÉ

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Spitfire Mk Vb

À partir de la fin de 1942, pour tenter d’atteindre une certaine parité avec le Fw 190, certains escadrons reçurent le Mark Vb.  Cette version avait un diamètre réduit du compresseur de suralimentation sur le Merlin pour des performances optimales à basse altitude et les extrémités des ailes ont été supprimées et remplacées par des carénages courts pour améliorer leur taux de roulis.

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Appareil appartenant au GC II/7 en Corse, en 1943

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Spitfire Mk IX

Les unités sur Spitfire Mk V ont continué à subir de lourdes pertes, infligeant souvent peu de dégâts en retour, tout au long de 1941 et jusqu’en 1942. Après l’arrivée du Mk IX en nombre suffisant, la situation s’améliore pour les anglais, bien que les Fw 190 continuent à être un adversaire sérieux

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Appareil appartenant à l’escadrille des cigognes  » squadron 329″ ,  front occidental en 1944

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Hawker Mk V « Tempest »

Il entra en service en avril 1944. Ils servirent à la chasse à haute altitude, à l’attaque au sol, à la reconnaissance maritime ou armée. Ses performances à basse altitude en firent un chasseur rêvé contre les V1. Le 150 Wing en détruisit 638 sur 1846. Outre le Débarquement (et sa préparation), ils furent déployés lors de l’opération Market Garden. La Luftwaffe lança l’opération Bodenplatte le 1er janvier 1945 dans le cadre de la bataille des Ardennes afin de reconquérir la supériorité aérienne : elle y perdit 52 appareils contre 20 Tempest. Le Tempest se révéla aussi un grand destructeur de trains. Il se révéla également un excellent opposant au Me 262, peut-être le meilleur à en croire un pilote de Schwalbe. On estime son ratio contre chasseurs monoplaces à 6 victoires pour une perte.

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Pierre Clostermann, premier as français, a inscrit 13 de ses 33 victoires à bord d’un Tempest

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Yak 1, Yak 3, Yak 9T

Le Yak-3 fut engagé à partir de  et il acquit rapidement un ascendant sur la chasse allemande, des instructions conseillant aux pilotes de la Luftwaffe d’éviter le combat avec des chasseurs Yak sans radiateur d’huile sous le moteur. Parmi les unités qui l’utilisèrent, le régiment de chasse de Varsovie et le régiment de chasse Normandie-Niémen qui utilisa jusqu’au début des années 1950 les exemplaires qu’il avait ramenés en France.

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Régiment de chasse 2/30 Normandie-Niémen

Yak 1 : Premier chasseur utilisé par le régiment « Normandie » en mars 1943

 

Yak 9T avec un canon de 37mm : Deuxième chasseur utilisé par le régiment « Normandie » en juillet 1943

 

Yak 3 : utilisé comme troisième chasseur par le régiment « Normandie-Niemen » à partir de juillet 1944

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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