AVRO ANSON Mk1

L’Avro Anson est un avion britannique de l’Entre-deux guerres. Premier avion à train d’atterrissage escamotable mis en service dans la Royal Air Force, il fut utilisé tout au long de la Seconde Guerre mondiale comme avion de reconnaissance et d’entraînement. Quelque 11 020 exemplaires furent construits jusqu’en 1952, ce qui en fait le multimoteur britannique le plus construit après le Vickers Wellington.

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Création du groupe 1/16 « Artois »

Le 27 janvier 1943, le Groupe Aérien de Défense Côtière (GADC) prend officiellement le nom de groupe « Artois ». Equipée de trois Westland Lysander, un Howard DGA-15, un Farman 190, un Beechcraft 18S et un Bloch MB120, l’escadrille « Arras » est basée à Pointe-Noire, sous les ordres du commandant Kopp. De son côté, l’escadrille « Béthune », qui compte un Lockheed 12A et trois Westland Lysander, est basée à Douala, sous le commandement du capitaine Morel. Chargé de surveiller les convois, le groupe bénéficie d’une modernisation de son matériel en mai et juin 1943 avec l’arrivée de huit Avro Anson Mk1, puis de cinq Airspeed Oxford Mk1 en provenance de Takoradi (Ghana).

Anson de l’escadrille Arras du Groupe Artois. Le navigateur Josef HNATEK est tchèque

Maquette au 1/72, réalisée par Philippe FOULON

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Bell P39 « airacobra »

Cet avion de conception peu orthodoxe se distinguait par son moteur peu accessible situé au milieu du fuselage et entraînant une hélice à l’avant, par le biais d’un long arbre de transmission passant entre les jambes du pilote. Un canon de gros calibre 37 mm tirant dans l’axe au travers du réducteur avait imposé cette configuration, la place dégagée dans le nez accueillant dès lors la jambe avant du train tricycle. L’entrée dans l’habitacle à verrière panoramique par une portière d’auto évitait les acrobaties habituelles liées aux verrières coulissantes. Il se révéla particulièrement décevant par son infériorité à haute altitude contre les chasseurs ennemis sur la plupart des fronts. Il fut alors reconverti en appui au sol plutôt qu’en chasseur sur le front méditerranéen et du Pacifique

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Il participe aux combats en Méditerranée en 1943

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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GLENN MARTIN GM187F « Baltimore »

Connu sous le nom « Baltimore » donné par ses utilisateurs britanniques, cet appareil désigné d’abord A-23 (dérivé du l’A-22 Martin 167), était le Martin Modèle 187 . Il avait un fuselage plus grand et des moteurs plus puissants que les Martin 167. Le modèle 187 répondait aux besoins d’un bombardier moyen, initialement commandé par la Commission des achats anglo-française en mai 1940. Commandés en 1940 à 400 exemplaires aux Etats-Unis, la moitié des GM 187 « Baltimore », était destinée aux Français, mais la défaite française de mai 1940 annula les livraisons. Les appareils furent donc livrés à la fin de 1941 aux Anglais qui en avaient besoin pour le théâtre opérationnel de la Méditerranée et de l’Afrique du Nord.

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Maquette réalisée par Philippe FOULON

Sa carrière militaire française

  • Pourtant, vers la fin de la guerre, l’armée de l’Air allait en aligner quelques-uns. 15 appareils sont prélevés sur les stocks de la RAF (principalement des modèles V), au Moyen-Orient en décembre 1944, pour remplacer les Blenheim IV à bout de souffle du GB I/17 « Picardie » (ex escadrille territoriale de police et de sécurité) basé au Levant, à Rayack. L’activité du GB I/17 fut essentiellement limité à des vols de reconnaissance, de surveillance et même d’intimidation à cause de la révolte indépendantiste qui avait éclaté à Damas. Dans ce cadre, les « Baltimore » sont intervenus en soutien des troupes terrestres.
  • La fin de la guerre approchant, le groupe n’a pas été envoyé en Europe, comme envisagé, et les Baltimore sont maintenus jusqu’à la dissolution de l’unité, à la suite du départ de l’administration française du Liban et de Syrie, en septembre 1946. Les derniers survivants (sept ou huit) furent rapatriés en Métropole, certains étant affectés à l’ELA 56 « Vaucluse », les autres finissant leur carrière au CEV.
  • Les qualités de vol étaient indéniables. Il était jugé rapide (400km/h) et bien armé, avec une bonne réserve de puissance permettant une remise de gaz rapide et des excellentes accélérations. Les mécaniciens appréciaient la facilité de maintenance d’un avion bien conçu. Mais deux gros défauts ont été signalés : le premier était une nette tendance à embarquer si les gaz n’étaient pas poussés symétriquement, et le deuxième était une mauvaise efficacité des ailerons ce qui pouvait présenter un danger lors de virages serrés ou en vol de formation serrée.

Bibliographie : Fana n°176, article de jean CUNY

 

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SBD 5  » Dauntless »

Le Dauntless est entré dans l’histoire comme le vainqueur de la bataille de Midway où des escadres de SBD-3 ont détruit le  quatre porte-avionsː l’Akagi, le Kaga, le Sōryū et l’Hiryū.

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Pendant la Libération les troupes allemandes forment des ilots de résistance autour des ports de l’Atlantique et de la Manche, d’une part pour empêcher les Alliés d’utiliser ces ports, d’autre part pour maintenir un support logistique à leurs sous-marins qui continuent leurs attaques jusqu’à la capitulation allemande. Ces port sont:  Dunkerque, Calais, Boulogne-sur-Mer, Le Havre, Cherbourg, Saint-Malo, les îles Anglo-normandes, Brest, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et l’ensemble constitué par Royan et la pointe de Grave. Seuls Brest (libéré par les troupes américaines) et Royan sont reconquis au prix de lourdes pertes. L’état major allié se contenta de bloquer les garnisons allemandes qui ne capitulèrent que les 8 mai 1945.
Pendant la bataille de Royan la couverture aérienne est fournie par des unités hétéroclites parfois issues des FFI sur du matériel récupéré sur les Allemands. Enfin le groupe de bombardement GB I/18 « Vendée »‘ formé en juillet 1944 et sous les ordres du commandant Lapios et qui se voit doté de SBD Dauntless américains déjà bien fatigués.

Appareil du GB1/18, Les bandes blanches et noirs ne sont pas les bandes du débarquement mais un standard pour les forces de l’Atlantique.

Maquette réalisée par Marc GERSON

 

Appareil A24, basé à Cognac, issue des escadrilles 3F ou 4F de l’Aéronavale

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Douglas « Boston III »

Le Douglas Boston Mk. III était un bombardier léger à deux moteurs utilisé par la RCAF et la RAF, ayant opéré principalement dans les théâtres méditerranéen et nord-africain pendant la Seconde Guerre mondiale, avec un total de 77 opérations réalisées par certains appareils au sein du No. 88 Squadron et du No. 342 Squadron.

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Le groupe « Lorraine » est rattaché, en 1943, à la RAF comme « squadron 342 ». Il est basé en Angleterre et participe à épandre de la fumée, avant le débarquement en juin 1944, pour masquer les navires. 

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Handley Page  » Halifax »

Bien qu’inférieur en performances au Lancaster plus récent, le Halifax était en revanche plus polyvalent et se vit souvent utilisé dans des rôles autres que le bombardement : reconnaissance maritime, traction de planeurs, transport de troupes aéroportées ou de matériels. Plus de 6 000 Halifax furent construits avant que la production ne cesse en 1946.

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Les groupes français de la RAF « Guyenne » (squadron 346) et « Tunisie » (squadron 347), basés à Elvington, utilisaient des Halifax V puis III et VI. Ils étaient affectés à des missions de nuit, principalement sur la Ruhr.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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NA B25J « Mitchell »

Le North American B-25 Mitchell est un bombardier moyen de la Seconde Guerre mondiale. Sa carrière débute en 1942 par une action d’éclat : le raid sur Tokyo. Il est nommé en l’honneur du pionnier de l’aviation militaire et commandant des forces aériennes américaines en France durant la Première Guerre mondiale, le général William Billy Mitchell. On retrouve le B-25 sur tous les théâtres d’opération, en particulier dans les forces tactiques : 9th USAAF (basée en Angleterre) et 12th USAAF (basée en Afrique du Nord puis dans le sud de l’Italie, la Sardaigne et la Corse), la 5th USAAF intervenant dans le Pacifique. Il est présent sur le front de l’Est : 877 B-25 sont réceptionnés par l’armée de l’air soviétique, 9 étant perdus lors des transits. 

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Le groupe  » Lorraine » a été équipé de « B25 » dans les tous derniers mois de la guerre, en remplacement des « Boston »

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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Vultee « Vengeance »

Dès 1939 les diverses armées de l’air avaient remarqué que l’Allemagne avait, presque seule, développés des bombardiers en piqué spécifiques :  les Junkers JU 87 « stuka ». Comme aucun constructeur français ne pouvait proposer des tels appareils rapidement, les autorités françaises se retournèrent vers les USA. La France donc passa une commande pour 300 appareils du modèle Vultee 72 (V-72), avec des livraisons prévues pour débuter en Octobre 1940, mais l’armistice et la fin des opérations en France en juin 40 stoppa toute la commande.

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Trois groupes de Bombardement le GB I/32,  le GB II/62 , et le GB I/17 récemment créé devaient etre rééquipés à partir d’aout 1943. L’entraînement des pilotes du GB I/32 commença et, compte tenu des innombrables difficultés rencontrées avec le matériel, la décision fut prise de ne pas engager les “Vengeance” dans des missions de combat. À la place, les équipages effectuèrent des missions d’instruction au profit de l’École des mitrailleurs d’Agadir. Le taux d’indisponibilité était effrayant. Un rapport de l’époque précise une consommation d’huile supérieure à 30 litres par heure de vol et l’apparition de criques sur les trains d’atterrissage qui furent la cause de plusieurs accidents sérieux.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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