MORANE SAULNIER Type L (MS.3)

Le Morane-Saulnier Type L « Parasol » est développé en 1913. Grâce à son aile monoplan surélevée la visibilité est très bonne. Cet avion de chasse est commandé à 700 exemplaires par l’armée française et il équipe la première escadrille de chasse, l’escadrille MS 12, créée le  à l’initiative du commandant Charles Tricornot de Rose. Georges Guynemer remporte sa première victoire aérienne en  sur un appareil de ce type.

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Propulsé par un des tous nouveaux moteurs en étoile de la société Gnome & Rhône, l’avion se distinguait surtout des autres chasseurs par son armement. En effet, il embarquait une mitrailleuse Hotchkiss d’un calibre de 7.9mm tirant par synchronisation au travers du pas de l’hélice. Cette dernière dû d’ailleurs été redessinée, pour être mieux profilée et renforcée par des déflecteurs d’aciers. Au mois d’août 1915, et à cause de sa ressemblance avec le fokker Eindecker, six Type-L furent abattus par erreur par la DCA française et belge, dont deux appareils du RFC. Dès lors, on décida d’apposer de plus grandes cocardes sur les monoplans parasol Morane-Saulnier afin d’éviter toute confusion avec les Eindecker.

Maquette réalisée par Jérome SEGRESTAA

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MORANE SAULNIER Type N

Le type N fut équipé d’une hélice avec un large carénage « casserole » pour améliorer l’aérodynamique mais cela créa des problèmes de refroidissement. En 1915, ce carénage fut retiré ce qui fit disparaitre les problèmes de refroidissement mais qui réduisit aussi légèrement les performances. Seuls 49 exemplaires du Morane-Saulnier Type N furent fabriqués car le type fut rapidement rendu obsolète par le progrès technique aéronautique. Ainsi, après une période d’utilisation relativement courte, il fut retiré du front.

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En avril 1915, le premier appareil est apparu en escadrille. Son armement consistait en une mitrailleuse Hotchkiss modèle 1914 de 8 mm avec bande de 24 cartouches. L’appareil récupérait le dispositif testé par Roland Garros sur son Morane Saulnier type L à savoir un procédé non synchronisée mais tirant au travers de l’arc de l’hélice grâce à des déflecteurs en acier triangulaires pour éviter tout dommage.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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MORANE SAULNIER Type AC (MS.23)

L’AC a été conçu au milieu de l’année 1916, dérivé du Type N. Il différait des premiers avions monoplaces Morane-Saulnier en ce qu’il avait des ailerons pour le contrôle latéral plutôt que pour le gauchissement des ailes , et en raison de son renfort d’aile rigide, avec une ferme de tubes en acier renforcée par des fils soutenant les ailes par le bas. Il est apparu à l’automne de cette année-là et s’est avéré aérodynamiquement propre.

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Après les premiers essais à l’été 1916, trente appareils furent commandés pour l’ Aviation Militaire . Bien que de conception avancée et de bonnes performances, l’AC fut considéré comme inférieur au SPAD S.VII et ne fut donc pas adopté en quantité (32 construits). 

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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MORANE SAULNIER Type P

Le Type P, (désignations officielles MS.21, MS.24 et MS.26) parasol de 1916, était propulsé par un moteur rotatif Le Rhône de 110 ch. Il fut largement employé par les forces françaises et anglaises en 1916-1917. Il ressemblait au Type LA de 1915, parasol de reconnaissance et de chasse doté d’ailerons, mais était légèrement plus grand. Il retenait également le système de contrôle à ailerons de son prédécesseur, plutôt que le gauchissement de l’aile des premiers Type L. Sa vitesse atteignait 160 km/h, son poids en charge était de 760 kg. Ses réservoirs contenaient environ 100 litres d’essence et 20 litres d’huile, ce qui lui permettait de rester 2h 3/4 en vol. 

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565 exemplaires construits pour l’Aéronautique militaire française et le Royal Flying Corps.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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NIEUPORT 11 « bébé »

Le Nieuport 11 , surnommé Bébé, est un des chasseurs biplans ayant le plus marqué l’aviation durant la Première Guerre mondiale. Il est réputé comme l’un des appareils ayant mis fin au « fléau Fokker » en 1916, et fut affectueusement surnommé « Bébé Nieuport ».

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Son développement est problématique, et en été 1915 des prototypes connaissent des accidents par rupture du longeron inférieur de l’aile supérieure, lorsqu’étaient effectuées de trop fortes manœuvres. Ce grave inconvénient ne fut jamais réellement supprimé. Le second problème du « Bébé » est qu’il n’est armé que d’une mitrailleuse Hotchkiss (les anglais utiliseront une Lewis) montée sur le plan supérieur de l’aile, et tirant seulement 27 cartouches (contre 250 pour le Fokker Eindecker). Si le pilote voulait recharger ou désenrayer son arme, il devait se mettre debout dans son cockpit.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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NIEUPORT 17

Le Nieuport 17 était dérivé du Nieuport 11, équipé d’un moteur plus puissant, d’ailes plus grandes et d’une structure plus soignée. Les premiers appareils furent dotés d’un moteur de 110 ch, plus tard d’un moteur de 130 ch. L’avion était très maniable, avait une bonne vitesse ascensionnelle, mais ses ailes inférieures avaient tendance à se briser en piqué prolongé, malgré leur renforcement.

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Les Allemands, impressionnés par les performances du chasseur français, en réalisèrent une copie très fidèle : le Siemens-Schuckert D.I (en), construit à 94 exemplaires.

Maquette réalisée par Jean-Michael LEROUX

 

Section de chasse de Saint Paul sur Mer en 1916. Appareil équipé de fusées Le prieur, utilisées pour abattre les ballons d’observation allemands.

Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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NIEUPORT 17 « triplan »

Au cours de l’année 1916, Gustave Delage a équipé un fuselage de Nieuport 17 avec des ailes triplans, dans lequel l’aile médiane est en avant et l’aile supérieure en arrière. Ce triplan est testé, à la fin de 1916, mais n’a pas été commandé par l’Aviation Militaire. Le rapport d’évaluation indiquait: « que la vue directement vers le bas et vers l’avant était mauvaise, en raison de l’emplacement de l’aile centrale, que la stabilité longitudinale était mauvaise, que contrôle latéral n’était que moyen mais que la contrôlabilité était bonne, sauf pendant le roulage parce que le triplan avait tendance à tourner sur lui-même ».

Un exemplaire armé d’un canon Vickers a, également, été acquis pour évaluation par le RFC (Royal Flying Corp), le 26 janvier 1917, mais ses caractéristiques de vol ont été jugées inacceptables. 

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Maquette réalisée par Philippe FOULON

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NIEUPORT 24

Le Nieuport type 24 est une nouvelle tentative d’amélioration du Nieuport 17, dépassé par ses adversaires au Front mais également du côté allié, par l’arrivée de son concurrent direct le SPAD VII. Il possède un nouveau fuselage circulaire de forme aérodynamique plus fluide. Les autres améliorations sont des ailes aux formes plus arrondies et surtout, un empennage incorporant un petit plan fixe et une gouverne arrondie. Cependant des problèmes structurels avec la nouvelle queue apparaissent rapidement. Celle-ci peut, sous fort facteur de charges, se rompre en vol. L’appareil est également difficile à piloter et de nombreux accidents vont lui donner une mauvaise réputation auprès des pilotes. 

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L’escadrille est basée en Grèce et appartient à l’aviation d’Orient. Un seul pilote est Grec, les autres pilotes sont Français.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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HANRIOT HD2

La société Hanriot produisit quelques monoplans avant-guerre mais est surtout connue pour avoir construit des appareils Sopwith sous licence, notamment le Sopwith 1½ Strutter. C’est pendant l’été 1916 qu’est construit le Hanriot HD 1 conçu par Pierre Dupont. Il a été mis à l’étude comme possible remplaçant du Nieuport 17 mais, une fois produits, ces appareils deviennent rapidement des « surplus ». Après avoir remplacé le moteur d’origine par un Le Rhône 9R de 170 ch, après avoir modifié la dérive et remplacé le train fixe par des flotteurs, certains exemplaires de HD-1 sont livrés à la marine française sous la nouvelle dénomination HD-2 pour être embarqués comme hydravion. L’US Navy l’utilisa aussi pour mener des expériences d’avion embarqué sur des navires de guerre, et comme hydravion.

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Il a été l’un de nos premiers chasseurs patrouilleurs utilisé par la marine nationale

Maquette EDOUARD au 1/48 réalisée par Alain DELIGNY

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SOPWITH  130ch »Triplan »

L’Aviation Maritime Française utilisa 16 exemplaires du « Sopwith 130 ch Triplan ». Ils furent commandés par l’Amirauté en 1916, dans le but de renforcer l’escadrille de Chasse Terrestre du CAM de Dunkerque durant la Première Guerre Mondiale dans le nord de la France. Les exemplaires français étaient équipés d’un moteur Clerget de 130 ch et de mitrailleuses Vickers. Les dix premiers exemplaires furent livrés entre Décembre 1916 et Février 1917. Un second lot de six appareils fut livré en juin 1917. Etant un avion délicat et dangereux (six appareils s’écrasèrent au sol), la petite flotte fut peu à peu remplacée par des SPAD VII.

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Le Sopwith 130 ch triplan N° 17 de l’escadrille terrestre de Chasse du CAM de Dunkerque en 1917 et son pilote, le QM Ferdinand Vacher. 

 

Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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SPAD « Type SA »

L’ingénieur Louis Béchereau place le tireur dans une nacelle profilée où l’arme est posée. Cette nacelle est à l’avant de l’avion devant l’hélice et fixée en bas à l’essieu des aterrisseurs et en haut à la voilure supérieure. 100 exemplaires sont construits dont 57 pour l’aviation impériale russe. 

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Maquette réalisée par Eric GALLAUD

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SPAD VII

L’introduction de la mitrailleuse britannique Vickers (calibre 7.7mm) permet de mettre au point un système de synchronisation efficace pour placer l’arme dans le fuselage et tirer à travers le disque de l’hélice. Cette innovation, avec l’arrivée du moteur Hispano-Suiza capable de donner 150 ch de manière incomparablement plus fiable que tous ses concurents, change la donne et permet la création d’un avion de chasse véritablement moderne.

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Une des montures de Charles GUYNEMER

Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA

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SPAD XII « canon »

L’avion a été inspiré par les idées du célèbre as français Georges Guynemer, qui souhaitait un aéronef maniable capable de porter un canon de 37 mm. Bien que 300 appareils aient été commandés, seulement environ 20 ont été produits en raison de priorités de production données aux modèles SPAD VII et SPAD XIII.

Une maquette

Peu d’unités ont été entièrement équipées de SPAD S.XII. Des pilotes d’élite tels que René Fonck et Georges Guynemer ont enregistré des victoires avec cet appareil, mais il était jugé difficile à piloter pour les pilotes moins expérimentés.

Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA

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SPAD XIII

Le spad XIII est un dérivé du Spad VII avec un moteur de 220 ch et deux mitrailleuses Vickers de 7.7 mm. Sa vitesse peut atteindre 225 km/h. Il est commandé en très grande série et 8472 avions sont construits. A l’usine blériot de Suresnes, un appareil sort toutes les 50mns. Ils équipent la quasi totalité des escadrilles françaises et sont utilisés par les aviations britannique, américaine, italienne et belge.

Des maquettes

Maquette réalisée par Jean-Michael LEROUX

 

 

Diorama réalisé par Patrick VIDAL

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SPAD XVII

Le SPAD 17 est un chasseur développé à partir du SPAD 13, équipé d’un moteur Hispano-Suiza 8Fb de 300 ch. Il a été introduit à l’été 1918 et a été principalement utilisé par les unités de chasse françaises, notamment les GC 1/2 (Les Cicognes). Avec une vitesse maximale de 201 km/h et la capacité de transporter des caméras, il était également apte aux missions de reconnaissance.

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Bien qu’il ait montré des performances légèrement supérieures au SPAD 13, seulement 20 exemplaires ont été construits, principalement affectés aux unités de GC 1/2, . Le SPAD 17 représente une avancée significative dans la conception des chasseurs de l’époque, bien qu’il n’ait pas été produit en grande quantité. Il a été utilisé par certains des meilleurs pilotes dont René Fonck durant les derniers mois de la guerre.

Maquette réalisée par Jérôme SEGRESTAA

 

 

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