BLERIOT XI

Durant la Première Guerre mondiale, le Blériot XI est décliné en de nombreuses variantes militaires (avion de reconnaissance, avion de chasse, chasseur-bombardier, bombardier, etc.) par l’Armée de l’air française (au moins huit escadrons), et est vendu à de nombreux pays du monde (Royal Flying Corps des Forces armées britanniques, armée de l’air italienne, Forces aériennes suisses, etc.). 

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A la déclaration de guerre de 1914, le Blériot XI équipait les escadrilles 3, 9, 10, 18, et 30 de l’Aviation Militaire, les squadrons 1, 3, 7, et 16 du Royal Flying Corps, plus quelques unités du Royal Naval Air Service. 

Maquette Eastern Express au 1/72 réalisée par Jérôme SEGRESTAA

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FARMAN F40 « Horace »

Ces avions de reconnaissance furent engagés au-dessus des tranchées et positions allemandes. Il n’était d’ailleurs pas rare que les aviateurs français troquent le volumineux appareil photo par un plus petit bricolé à partir d’un appareil portatif. Dans ce cas là ils pouvaient emporter avec eux entre 25 et 50kg de bombes légères à mains. Les Farman F.40 devinrent très vite, dès l’hiver-printemps 1916, de précieux auxiliaires militaires. Dans le même temps les premiers chasseurs F.40P entrèrent en service en mars de la même année et se spécialisèrent dans l’attaque des dirigeables allemands, les tristement célèbres Zeppelins.

Dès les premiers engagements de ces monomoteurs des accords furent passés pour la fourniture aux nations alliées de la France en commençant bien sûr par le Royaume-Uni et la Russie, au nom de la triple entente. Mais des exemplaires prirent également le chemin des escadrilles belges, grecques, italiennes, norvégiennes, roumaines, et serbes.
 En 1917 quand le corps expéditionnaire américain arriva en France le Farman F.40 Horace fut parmi les premiers avions versés à ses pilotes avec le bombardier Breguet Br 14 et le chasseur Nieuport 17. Les aviateurs venus des États-Unis disposaient ainsi d’une trentaine de ces machines, les premiers avions de reconnaissance à porter des codes américains.

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Maquette au 1/72 réalisée par Jerome SEGRESTAA

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SOPWITH 1/2 « Trutter »

Le principal utilisateur du Strutter ne fut pas la Grande-Bretagne, comme on pourrait le croire, mais la France. En mai 1916, il était flagrant que les bombardiers Farman et Bréguet, à hélice propulsive, étaient dépassés. Le Strutter fut commandé à plusieurs milliers d’exemplaires et construit sous licence par bon nombre de fabricants aéronautiques français. 3 versions furent utilisées par l’Aéronautique Militaire : l’1A2 biplace de reconnaissance, l’1B2 biplace de bombardement et l’1B1 monoplace de bombardement. 74 escadrilles en furent équipées. 20 Sop 1A2 équipèrent l’aéronavale française.

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Maquette réalisée par Philippe FOULON

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SOPWITH 130ch « Baby »

LEn 1916, l’Aviation Maritime Française ne possédait pas d’hydravion de combat-chasse pouvant assurer la protection des appareils de patrouille du CAM de Dunkerque durant le 1ére Guerre Mondiale. C’est pourquoi l’Amirauté Française demanda l’aide de son homologue Britannique. Le RNAS livra deux Sopwith « Baby » en Avril. Ces deux appareils (N° 8128 et 8129) étaient équipés d’un moteur Clerget de 100 ch. Un peu plus tard, cinq exemplaires neufs contruits à Leeds furent livrés à Dunkerque en Janvier 1917. Contrairement aux avions précédents, ceux-ci étaient équipés avec un moteur Clerget de 130 ch. Au mois de Septembre, les établissements Hanriot reçurent une commande de 7 exemplaires bientôt portée à 17 à contruire sous licence. En Décembre 1916, un des exemplaires armés perçus en Avril 1916, fut envoyé aux usines Hanriot à Billancourt comme modèle. Et le 2 Août 1917, la Marine Nationale acheta 7 Sopwith supplémentaires et 17 exemplaires construits sous licence à Billancourt.

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Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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DORAND AR1

Début 1916 deux officiers français, le colonel Émile Dorand et son adjoint le capitaine Georges Lepère, sont à la tête de la toute nouvelle Section Technique de l’Aéronautique, ou STAé. À eux de penser l’aviation militaire de guerre et surtout de tirer les enseignements des échecs français dans le domaine. Le premier chantier auquel doit s’atteler le duo d’officiers concerne la reconnaissance tactique et l’observation des champs de bataille, véritable gabegie aux yeux de nombreux décideurs et responsables politique. L’armée emploi pas moins de six modèles différents dont tous ne donnent pas pleinement satisfaction. Dorand et Lepère vont alors aller à la rencontre des équipages mais aussi des mécaniciens afin de connaitre leur sentiment sur un futur avion. Pour l’époque c’est révolutionnaire !

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Les premiers Dorand AR sont livrés aux unités de l’Aéronautique Militaire en avril 1917. Ce sont les escadrilles MF-1 et MF-2 évoluant sur Farman MF.7 qui en sont dotées, devenant ainsi les escadrilles AR-1 et AR-2. À la même époque une escadrille AR-272 est formée de zéro pour recevoir également les premiers avions de ce type. L’escadrille HF-19 volant sur Farman HF.20 est elle aussi transformée sur le nouvel avion de reconnaissance devenant l’AR-19.
 Les pertes en missions de reconnaissance chutent alors de manière flagrante. Les équipages d’AR deviennent alors la coqueluche des journaux français. Si bien que l’avion attire des commandes étrangères en provenance de Grèce et de Serbie.

 

Appareil d’Henri Betis et Adolphe Du Bois D’Aische

Maquette au 1/72 JOYSTICK réalisée par Jérome SEGRESTAA

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SALMSON 2A2

C’est en 1916 que l’état-major français annonça qu’il recherchait un nouvel avion type A2, c’est à dire un biplace de reconnaissance générale. Il s’agissait alors de remplacer les Dorand AR et Sopwith Strutter en service dans l’Aéronautique Militaire Française. Ce dernier avion, de conception britannique, avait été construit sous licence par plusieurs avionneurs français. Et c’est l’un de ceux-ci qui trouva la solution au problème des généraux français. Les équipes de Salmson proposèrent en effet de développer un avion, sous la désignation de Salmson 2, destiné aux missions de reconnaissance au-dessus du champ de bataille. Non seulement le nouvel avion pouvait rester en l’air plus longtemps que ses prédécesseurs mais grâce à un puissant armement défensif il avait la capacité de riposter aux chasseurs allemands et austro-hongrois. Un premier prototype fut commandé en janvier 1917.

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Maquette réalisée par Philippe FOULON

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