VOISIN « III » ou « type LA »
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D’abord cantonnés aux missions de reconnaissance et de réglage d’artillerie, les biplans Voisin furent rapidement affectés à des missions de bombardement contre les positions ennemies. Des avions de ce type furent livrés en Belgique, en Italie, en Roumanie, au Royaume-Uni, en Russie, et en Serbie. La majorité des 850 Voisin Type III construits n’étaient plus en service en novembre 1918 lorsque l’Armistice fut signé. Bien qu’obsolète à la fin du conflit, cet avion fut un des bombardiers majeurs de la guerre. L’histoire a surtout retenu de lui la première victoire en combat aérien du 5 octobre 1914 contre un Aviatik, biplan de reconnaissance allemand. Aujourd’hui, un exemplaire français est préservé au Musée de l’Air et de l’Espace du Bourget.
Maquette FLASHBACK au 1/72 réalisée par Philippe MORETTI
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CAUDRON G4
Dès la fin 1914, les insuffisances du Caudron G.3, sous-motorisé et faiblement armé, ont nécessité la conception d’un nouvel avion par les frères Caudron. C’est ainsi que naquit en 1915 le Caudron G4, bien plus imposant que son prédécesseur.
Le G4 fut construit à près de 1 400 exemplaires, principalement en France, mais aussi en Angleterre et en Italie. Il s’illustra à de nombreuses reprises pendant toute la durée du premier conflit mondial, principalement lors de mission de reconnaissance, mais aussi de bombardement et d’entraînement. Au , environ 36 appareils ont été livrés à l’Aéronautique militaire. Ses qualités opérationnelles vont alors déclencher une commande massive de Caudron G.4 pour doter au total près de 40 escadrilles, soit le double d’escadrilles dotées jusqu’alors de Caudron G.3. Le principal fait d’arme du Caudron G.4 dans les premiers mois de son utilisation fut le bombardement de la Rhénanie par une cinquantaine de Caudron G.4 en .
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A la fin de 1917, une douzaine d’exemplaires terrestres ont été équipés de flotteurs pour servir à Fréjus-Saint Raphaël. Il semble qu’ils aient servi pour l’entrainement au pilotage sur bimoteur.
Maquette CMS au 1/48 réalisée par Alain DELIGNY
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SOPWITH 1B1
Le Sopwith 1B1 est un avion de bombardement britannique utilisé pendant la Première Guerre mondiale. Il fait partie de la série des avions Sopwith, qui ont été développés pour répondre aux besoins des forces aériennes britanniques. Il est fabriqué sous licence et dérivé du 1 1/2 Stutter Anglais Il devient l’épine dorsale du bombardement Français début 1917, en attendant les Breguet 14
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Sopwith 1B1, d’Albert Mézergues, SOP 129.
Maquette au 1/72 réalisée par Jérome SEGRESTAA
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BREGUET XIV
Il s’agit du premier avion produit en masse qui utilise une structure métallique et non en bois. À résistance égale, cette structure est plus légère, rendant l’avion plus rapide et agile vu sa taille. Il est pour cette raison considéré comme le meilleur bombardier moyen du conflit, tout en étant l’appareil biplace le plus rapide. Il possède une avance technologique et équipe, dès lors, après la guerre, les aviations militaires naissantes de très nombreux pays. Le , les commandes débutent avec 150 avions de reconnaissance et 150 bombardiers, désignés respectivement Breguet 14 A.2 et Breguet 14 B.2. Le A.2 est équipé d’un appareil photo, certains transportant des radios, tandis que l’aile inférieure du 14 B.2 est légèrement modifiée afin de pouvoir emporter un « rack » de bombes construit par Michelin. Le premier prototype du A.2 est livré le à la STAé.
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L’avion est utilisé tant pour des missions de bombardement que de reconnaissance. Il vient en remplacement des Sopwith britanniques (construits en France), des Farman et Caudron jugés lents. Il participe ainsi à des bombardements stratégiques (usines, voies ferrées, gares allemandes) mais aussi à de très nombreux raids contre les lignes de front. Ainsi, il permet de contrer les attaques allemandes durant la bataille de la Somme et il joue un rôle crucial durant la seconde bataille de la Marne en attaquant les passerelles et les troupes ennemies, les empêchant ainsi de franchir rapidement la Marne. La vitesse et la robustesse de l’appareil en font également une cible dangereuse et difficile à abattre pour l’aviation ennemie.
Appareil de Jean François Jannekeyn et Eugène Weissmann.
Maquette Pegasus au 1/72 réalisée par Jérome SEGRESTAA
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