AIRCO DH.4

Le premier cahier des charges concernant spécifiquement un bombardier de jour fut établi fin 1915 en Grande-Bretagne. Il s’agissait d’un appareil capable d’emporter des bombes en quantité suffisantes, mais aussi de pouvoir se défendre face à la chasse allemande, tant par sa vitesse que par son armement. Pour y répondre, Geoffrey de Havilland dessina derrière le nouveau moteur BHP Galloway Adriatic un biplan biplace en tandem à ailes égales décalées.

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Les premiers exemplaires furent livrés au RFC dès  et entrèrent en service en mars suivant. Cet appareil était bien armé : une mitrailleuse Vickers de 7,7 mm fixe avant et une Lewis de même calibre sur affût Scarff arrière. Pouvant emporter 2 bombes de 105 kg ou 4 de 40 kg, il fut rapidement très populaire auprès des équipages, tant pour ses performances que pour sa robustesse, et les commandes se multiplièrent.

Maquette réalisée par Jerome SEGRESTAA

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AIRCO DH.9

L’Airco DH.9 est un avion biplace de bombardement de jour dérivé du DH.4. Dessiné pour succéder au DH.4, le DH.9 sous-motorisé se révéla décevant. L’appareil fut donc modifié pour recevoir un moteur Liberty 12, devenant DH.9A. Le DH.9A fut un instrument essentiel de la politique coloniale britannique durant les années 1920.

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Les premiers Airco D.H.9 de série entrèrent en service actif au sein du Royal Flying Corps en octobre 1917. Rapidement l’avion se tailla une réputation de redoutable bombardier aussi bien nocturne que diurne. Outre le Royaume-Uni des D.H.9 furent livrés aux forces aériennes belges, canadiennes, grecques, irlandaises, néo-zélandaises, péruviennes, roumaines, sud-africaines, et suisses. Même le corps expéditionnaire américain reçut quelques exemplaires du nouveau bombardier britannique, en même temps que des D.H.4. Malgré ces succès, le moteur Armstrong-Siddeley Puma de 230 chevaux du D.H.9 montra rapidement ses limites, notamment par mauvais temps.

Maquette réalisée par Jerome SEGRESTAA

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AIRCO DH.9A

Malgré ces succès, le moteur Armstrong-Siddeley Puma de 230 chevaux du D.H.9 montra rapidement ses limites, notamment par mauvais temps. C’est pourquoi Geoffrey De Havilland décida de développer, sur fonds propres, une version améliorée désignée D.H.9A dotée du moteur américain Liberty L-12 de 400 chevaux. Ce gain de puissance permit d’augmenter l’emport de bombes qui passa à 335kg. Cependant cette nouvelle version n’était destinée qu’à des missions de bombardement de jour. Entrés en service en juin 1918 les Airco D.H.9A furent versés aussi bien à la toute jeune Royal Air Force qu’à ses alliés américains, australiens, canadiens, et iraniens. 

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Les Airco D.H.9 et D.H.9A furent engagés partout où les Britanniques et leurs alliés en avaient besoin. Au-dessus des champs de bataille français autant que dans les Balkans. Certains furent même employés pour chasser les submersibles allemands qui s’aventuraient trop près des ports anglais et gallois. Mais surtout cet avion se tailla une réputation de bombardier si manœuvrable et bien armé qu’il pouvait même se permettre d’abattre des avions ennemis. Une qualité que la propagande alliée s’empara très vite, au risque même de l’enfler considérablement. Dans la réalité pourtant le monomoteur pouvait parfaitement descendre la majorité des chasseurs allemands et austro-hongrois à l’image de ces deux Fokker D.VII abattus lors d’une même mission le 23 août 1918.

Maquette réalisée par Jerome SEGRESTAA

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HANDLEY PAGE 0/400

Le Handley Page Type O est un bombardier britannique de la Première Guerre mondiale. À cette époque, il était l’un des plus grands avions au monde et le plus grand avion construit jusqu’alors en Grande-Bretagne.

Un diorama

Les succès du type O/100e conduisent au développement du type O/400. Les réservoirs de carburant sont déplacés à l’intérieur du fuselage et des moteurs plus puissants sont employés. Le type O/400 peut transporter une bombe récemment développée de 748 kg. Les premiers appareils sont engagés sur le front de l’ouest en 1918.  Presque 800 O/400 seront construits au total, dont 107 sous licence aux États-Unis par Standard Aircraft Corporation.

Maquette réalisée par Philippe FOULON

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MARTINSYDE G100 « Elephant »

Le G.100 est construit à l’origine comme un chasseur monoplace à long rayon d’action pouvant également remplir des missions d’escorte, mais en raison de sa taille et de son poids, il est rapidement reclassé comme bombardier de jour.

Les premiers appareils sont livrés au Royal Flying Corps à partir de la mi-1916, pour un total de 270 appareils fabriqués dans le courant de la guerre. Le G.100 et sa variante, le G.102, sont utilisés en France et au Moyen-Orient, bien que seul le No. 27 Squadron RFC ait été entièrement équipé de ce type d’appareil.

Une maquette

Martinsyde G.100 « Elephant », de John Ingles Gilmour, as des as Ecossais, N° 27 Squadron

Maquette réalisée par Jérome SEGRESTAA

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