CAPRONI CA.313

Le client principal était la Regia Aeronautica (force aérienne italienne), mais de nombreux avions ont été commandés par d’autres pays. La France a commandé 200 machines et la Grande-Bretagne 300. Sur ces 500, seules cinq unités Ca.313F ont été livrées à la France avant l’entrée de l’Italie dans la Seconde Guerre mondiale .

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Maquette ITALERI au 1/72, réalisée par Philippe FOULON

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HANRIOT 232

L’Armée de l’air commande 57 exemplaires dont le premier appareil sera livré en janvier 1940. Ils seront versés à la 51° et 54° escadre de bombardement. Au sein de ces unités, ils assureront la formation des pilotes qui iront combattre sur les avions d’assaut Breguet 693. A l’Armistice, 35 appareils auront été livrés. Sur les terrains abandonnés, les Allemands récupèrent quelques H232, dont trois seront vendus à la Finlande en Juillet 1941.Lors de l’invasion de la zone libre, en novembre 1942, les Allemands saisiront une vingtaine d’appareils qui, repeint aux couleurs de l’occupant, formeront quelques temps les pilotes allemands dans l’école d’Istres avant d’être ferraillés.

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Maquette réalisée par Pierre JUSTE

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Mureaux 113/115/117

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Au déclenchement du conflit, environ 221 Mureaux (28 Mureaux 113, 100 Mureaux 115 et 93 Mureaux 117) étaient répartis dans les GAO (Groupe aérien d’Observation) ou écoles. C’est d’ailleurs un Mureaux 115 du GAO 553 qui fut le premier appareil Français abattu le 8 septembre 1939. Devant la vulnérabilité de ce type d’appareil, leur utilisation en mission fut rapidement limitée en attendant l’arrivée de bimoteurs plus modernes tels que les Potez 63-11. Mais les retards dans les livraisons de ces nouveaux appareils obligèrent les unités de reconnaissance à maintenir en service quelques Mureaux. Plus de 170 appareils disparurent dans la tourmente et à l’Armistice, on ne dénombrait plus que 58 appareils recensés sur différents terrains : 5 Mureaux 113, 36 Mureaux 115 et 12 Mureaux 117. Ils seront tous ferraillés.

 

Mureaux 115 du GAO 1/520 . 

Mureaux 113 en Mai 1940

Maquettes HELLER au 1/72 réalisées par Philippe FOULON

 

Mureaux 117 du GAO 515 en 1938

Maquettes réalisées par Pierre JUSTE

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POTEZ 63-11

Dérivé du Potez 631et répondant au programme A3 pour un appareil de reconnaissance, le fuselage était plus haut, ce qui entraînait une vitesse maximale et une maniabilité moindres car le pilote devait être assis au-dessus de l’observateur. Comme ces homologues étrangers, le Potez 63.11 se montra vulnérable, bien qu’il fût équipé de blindage et d’une couche auto obturante basique autour des réservoirs de carburant. L’armement frontal était à la base composé d’une, puis de trois MAC 34 sous le nez ; plusieurs P.63.11 reçurent les mêmes mitrailleuses additionnelles en gondoles dans les ailes que les Potez 631. Ce surcroît d’armement alourdissait l’appareil et grevait ses performances ; en revanche, l’armement arrière n’avait pas été modifié, ce qui fut déploré.

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Les équipages de Potez 63-11 paieront un lourd tribut pendant la Campagne de France. Les appareils s’enfoncent loin en territoire ennemi pour effectuer de longues missions de reconnaissance, trop souvent seuls, sans couverture de chasse. Beaucoup succomberont sous l’assaut de plusieurs ME109.

Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

 

Juste après l’armistice, les avions , autorisés à voler par les autorités allemandes, sont repeints avec une bande blanche et des cocardes entourées de blanc

Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Jean-Emmanuel LOISELEUX 

 

Pour éviter toute méprise, des bandes jaunes et rouges sont rajoutées

Diorama réalisé par Vincent MOYET (mach-shop.com)

 

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BLOCH 174

La production avait été lancée en novembre 1939 à l’usine SNCASO de Bordeaux-Mérignac, mais en raison des modifications apportées aux avions durant leur développement les 20 premiers MB.174 ne furent acceptés par l’armée de l’air qu’en février 1940 et mis en service en mars 1940 au groupe de reconnaissance stratégique GR II/33. 56 exemplaires furent livrés jusqu’au 22 juin 1940. En opérations ce bimoteur se révéla capable de distancer les meilleurs chasseurs allemands alors en service et 4 MB.174 seulement furent perdus à l’ennemi durant la bataille de France.

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Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

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AMIOT 143

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Bien que dépassés, 87 de ces appareils équipent encore les Groupes de Bombardement à la Mobilisation. Face à leur extrème vulnérabilité, les AMIOT 143M furent très vite réservés à des missions nocturnes, mais devant l’urgence de la situation, certaines missions ont été effectuées de jour, comme celle de Sedan le 14 Mai 1940 qui se solda « seulement » par la perte de trois appareils.

Après l’Armistice, on rescense 52 Amiot 143 en Zone libre et 25 en Afrique du nord. En métrople, ces appareils sont utilisés jusqu’en 1941, date à laquelle ils sont remplacés par des LéO 451. En AFN, ils sont encore utilisés pendant la campagne de Syrie de Mai à Juillet 1941, puis sont utilisés pour des missions de transport.au sein du GT III/15. Lors de l’invasion de la zone Libre, il ne restait que 11 Amiot 143 en métropole dont seulement 3 en état de vol. En AFN, le dernier appareil fut retiré du service en Février 1944.

Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

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BLOCH 131

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A l’entrée en guerre, les premières missions font rapidement apparaitre que le MB131 est dépassé, et il n’est plus utilisé que de nuit en attendant d’être remplacé par des Potez 63-11 plus modernes. En mai 1940, il n’y avait plus aucun MB131 en première ligne, excepté au GR 61 basé en AFN. Après l’Armisitce, certains exemplaires furent transformés en remorqueur de cible.

Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

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BLOCH 210

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A la déclaration de guerre, 238 MB210 équipent encore les groupes de Bombardement. Dépassé comme les MB200 ou les Amiot 143, il est retiré du service dès Septembre 1939, mais le manque d’appareils plus modernes obligera certaines unités à continuer à combattre avec ces machines.

A l’Armistice, on rescensera encore 120 Bloch MB210 en service. Ils seront dès lors cantonnés dans des rôles de remorquages de cibles, ou comme avion d’instruction. Lors de l’invasion de la zone Libre, les Allemands saisiront les 37 derniers exemplaires encore actifs.

Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

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LeO 451

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Maquette HELLER au 1/72 réalisée par Philippe FOULON

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BREGUET Br 693

Développé initialement comme chasseur lourd en 1934 il se vit préférer le Potez 630. Breguet le représenta comme avion d’assaut-bombardement biplace. Il fut commandé à 100 Br 691 à moteurs Hispano-Suiza (75 auront été pris en compte avant l’armistice) puis  426 exemplaires du Br 693 en 1938 (128 pris en compte). Facile à piloter, maniable il présentait néanmoins des défauts majeurs pour le rôle qu’il eut à tenir (le bombardement en vol rasant à basse altitude):  fragilité structurelle du train d’atterrissage, moteurs ne délivrant leur maximum de puissance qu’à 4400m d’altitude et surtout absence quasi totale  de blindage et absence de réservoirs auto-obturants.
Les escadrilles équipées de Br693 eurent les pertes les plus lourdes de l’aviation française pendant la campagne de France.  Les résultats obtenus ont parfois été significatifs mais au prix de 50% des effectifs et 63% des appareils, toutes cause confondues. La première mission de bombardement, sur la route de Tongres à St Trond en Belgique, le 12 mai 1940, vit la perte de 10 appareils  sur les 18 engagés!  
Le courage des pilotes et des mitrailleurs a été remarquable. Certains équipages ont été descendus 2 fois voire 3 fois en quelques jours et n’ont jamais refusé de repartir en mission !

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GBA II/54, 3ème escadrille

Maquette AZUR au 1/72 réalisée par Marc GERSON

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FARMAN 223.4 « jules Verne »

Les trois F.223.4 d’Air France sont réquisitionnés en 1939 et incorporés dans l’aéronautique navale au sein de l’escadrille E5. L’un d’entre eux, le F.223 no 4 « Jules Verne », est converti en bombardier. Dans la nuit du 10 au 11 mai, lors du déclenchement de la Blitzkrieg, il bombarde des ponts de Maastricht. Les nuits suivantes, des missions sur Walcheren, Aix-la-Chapelle, Flessingue et Anvers sont effectuées. Le 3 juin, le F.233 exécute en mer une longue mission  pour protéger et éclairer la route du paquebot Ville d’Oran parti du Verdon pour Casablanca avec un important chargement, les réserves d’or de la Banque de France. Le 7 juin, le F.223 sous le commandement du capitaine de corvette Henri-Laurent Daillière décolle de l’aéroport de Mérignac, met le cap vers le Nord, survole ensuite les côtes néerlandaises et danoises à la nuit tombée, puis la Baltique, et, aux environs de minuit, largue huit bombes de 250 kg et 80 autres de 10 kg sur les faubourgs de Berlin (des cibles militaires) qui est pour la première fois bombardé. 

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Maquette AZUR au 1/72 réalisée par Benoit LANGANAY

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CAUDRON C635M « Simoun »

L’appareil interessa l’Armée de l’Air qui commanda le Simoun dans la version militaire C635M, comme avion de liaison et d’entrainement pour les écoles de pilotage. Au moment de l’attaque Allemande, le 10 mai 1940, près de 500 exemplaires avaient été livrés sur les 650 commandés. A ceux-ci, il faut rajouter les Caudrons « civils  » réquisitionnés à partir de Septembre 1939.

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Section Servitude Sidi Ahmed , BIZERTE 

Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI

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