MARCEL BESSON MB.411
Quand il entre en service actif le 31 décembre 1932 le Surcouf est le plus gros et le plus puissant sous-marin jamais construit au monde. C’est un véritable monstre d’acier de 110 mètres de long très lourdement armé. Avec ses deux puissants canons de calibre 203 millimètres et ses dix tubes lance-torpilles, six pour des projectiles de 550 millimètres et quatre de 400 millimètres, il représente un adversaire de taille pour les ennemis de la France. Niveau défensif ses deux canons de DCA de calibre 37 millimètres et ses quatre mitrailleuses mobiles de calibre 13.2 millimètres représentent une puissance de feu non négligeable. Mais surtout avec lui la Marine Nationale dispose d’un submersible pouvant accueillir à son bord et lancer un hydravion de reconnaissance et d’observation : le Besson MB.411.
Une maquette
Sous ces nouvelles couleurs le sous-marin et son hydravion vont assurer des missions d’escortes de convois en Atlantique nord. Le Besson MB.411 malgré son aspect obsolète permet de repérer de loin les navires allemands ou les quadrimoteurs Focke-Wulf Fw 200 Condor. N’étant pas armé il demeure à bonne distance d’eux, se limitant à communiquer leurs positions par radio. Le soir du réveillon de Noël 1941 marque la dernière mission du couple Surcouf-MB.411. Appuyant le débarquement des troupes gaullistes à Saint-Pierre-et-Miquelon, archipel jusque là fidèle au maréchal Pétain, l’hydravion assure des missions d’observations.
De retour en Grande Bretagne les FNFL estiment cet hydravion trop vieillissant pour servir efficacement à bord du Surcouf. Il en est donc retiré et versé au N°765 Squadron de la Fleet Air Arm qui l’emploie quelque temps comme appareil de surveillance côtière et de liaisons. Il est finalement accidenté en 1943 et laissé à l’abandon par les Britanniques.
Maquette réalisée par Jean-Baptiste BORGHETTI
Pour en savoir plus
CHANCE VOUGHT V156F
Une maquette
Une première série de V-156 a été livrée à la France en 1939 et basée sur le porte-avion Bearn. Mais au début des hostilités, les escadrilles AB1 et AB3 ont été transférées à terre (AB1 dans le Nord de la France et AB2 dans le Sud). Une grande partie sera détruite au sol par des attaques de chasseurs et bombardiers ennemis.
Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
CURTISS SBC-4 « Helldiver »
Cet appareil se révéla dépassé peu après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor et fut rapidement remplacé dans le rôle de bombardier en piqué par des monoplans Douglas SBD Dauntless dans les détachements de première ligne. Il ne participa donc à aucun combat de la guerre du Pacifique.
Une maquette
Début 1940, l’US Navy décida de prélever cinquante SBC-4 sur ses stocks et de les fournir, discrètement, à l’Armée de l’Air. Toutefois le temps qu’ils soient révisés et envoyés à la Martinique pour y être réceptionnés par les autorités françaises, les Allemands étaient entrés en France et celle ci avait déjà capitulé.
Maquette réalisée par Philippe MARTIN
Pour en savoir plus
GRUMANN F4F « Wildcat »
Une maquette
Ce nouvel appareil intéressa la France, qui en commanda 81 exemplaires sous la désignation G-36A. Ceux-ci étaient propulsés par un Wright R-1820 « Cyclone 9″ et devaient équiper les futurs porte-avions »Joffre » et « Painlevé ». La France fut vaincue par l’Axe avant de pouvoir être livrée et les appareils furent reçus par la Grande-Bretagne, qui les utilisa dès 1940 sous la désignation Martlet I (merlette, du nom d’un oiseau représenté de profil en héraldique).
Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- Grumman F4F Wildcat — Wikipédia
- Grumman F4F Wildcat – YouTube
- F4F Wildcat / Martlet – YouTube
- Aircraft Films F4F Wildcat – YouTube
LOIRE 130
Le Loire 130 vient d’une demande en 1933 de la marine française pour un hydravion de reconnaissance qui pourrait également servir à bord des cuirassés et des croiseurs français. La production a commencé en à l’usine de la SNCAO de Saint-Nazaire et il a remplacé, à partir de sa mise en service en 1938, la plupart des hydravions embarqués déjà en service. Elle se termina en 1941 avec 124 exemplaires dont un prototype, 111 pour la Marine et 12 pour l’Armée de l’Air française qui les utilisa dans les colonies notamment en Indochine française.
Une maquette
En 1942 , sur le croiseur « La marseillaise »
Maquette réalisée par Stéphane VITALI
Pour en savoir plus
- Loire 130 — Wikipédia (wikipedia.org)
- Loire 130 (passionair1940.fr)
- The French Flying Boat That Was Launched From Warships | Loire 130 (youtube.com)
LOIRE-NIEUPORT LN-401/411
Le Loire-Nieuport LN 401 est un avion bombardier en piqué construit par Loire-Nieuport à partir de 1938. Surnommé le « stuka français », il subit de très lourdes pertes face à une défense anti-aérienne puissante. Le LN 401 avait été conçu spécialement pour l’aéronavale afin de servir sur le porte-avions Béarn. Ainsi il disposait d’un système de repliage des ailes. Les jambes principales du train s’escamotaient dans des nacelles d’intrados. Lors de l’attaque, les freins aérodynamiques étaient assurés par l’ouverture du train d’atterrissage en piqué. Elle se faisaient en semi-piqué sous un angle compris entre 60 et 45° de 1 200 m à 300 m avec ressource. La bombe qu’emportait cet avion était suspendue sous le fuselage à une fourche qui permettait le largage en évitant de heurter l’hélice.
Une maquette
Le LN-411 a la même motorisation que le LN-401 ( Hispano-Suiza 12Xcrs de 12 cylindres en V de 690 ch) mais avec des ailes non repliables. Version destinée à l’armée de l’air, mais utilisée par la marine.
LN401 de l’AB2 à Berck
LN411 de l’AB4 à Berck
Maquettes réalisées par Jean-Baptiste BORGHETTI
Pour en savoir plus
LOIRE 210
Le Loire 210 entre en service en août 1939 pour équiper les escadrilles HC.1 et HC.2. Malheureusement, en seulement trois mois d’utilisation, cinq exemplaires sont perdus dans des accidents. Après enquête, il s’avère que ces appareils ont des problèmes structurels au niveau des ailes. Les travaux qui permettraient de les faire voler sans risque pour les pilotes sont jugés longs et trop coûteux, par conséquent la Marine Nationale décide de retirer ces appareils et de dissoudre ces unités.
Une maquette
Maquette réalisée par Patrice ROMAN
Pour en savoir plus
LATECOERE 299A
Le laté 299A est une transformation par la SIDAL du prototype Laté 299 N°01, effectuée à l’usine Latécoère de Toulouse-Montaudran. L’idée de la Direction Technique et Industrielle était de continuer le développement de l’Arsenal VB10 après la défaite de 1940, en utilisant ce prototype inutile comme banc d’essai volant pour tester l’accouplement de 2 moteurs Hispano-Suiza 12Z à 2 hélices contra-rotatives mis au point par l’ingénieur Waseige.
C’est un prototype non terminé que les allemands saisissent lors de l’invasion de Novembre 1942. Ils comprennent néanmoins l’intérêt de la formule et obligent l’équipe à terminer l’appareil, ce qui est fait à fin de Juillet 1943. Des roulages sont effectués à la fin de l’été 1943 et se poursuivent jusqu’en Février 1944, où l’appareil est mis en pylone. Il sera réparé au printemps, et transporté par la route jusqu’à Lyon-Bron. C’est là qu’il effectue quelques vols avant d’être détruit. (on a longtemps cru qu’il n’avait jamais volé) par un bombardement allié le 30 Avril 1944.
Une maquette
Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO
Pour en savoir plus
FARMAN NC-470
Le NC.470 était surtout destiné à servir d’avion d’entraînement pour les pilotes et le personnel navigant de l’aéronavale française mais, à l’approche de la guerre, la pénurie d’avions de reconnaissance côtière se fit sentir, et le NC.470 fut assigné à ce rôle afin de pallier les manques. Trente-quatre de ces appareils étaient en service à la capitulation française
Une maquette
Maquette réalisée par Stéphane GUERRERO
Pour en savoir plus
NAA 57
Une maquette
prédecesseur du T6. appareil basé sur la BAN ( Base AéroNavale) de Lanvéoc-boulmic en Mars 1940
Maquette réalisée par Philippe FOULON
Pour en savoir plus
- NAA-64 (passionair1940.fr)
- NAA 57/64 Français – Le blog de Avions de la Guerre d’Algérie
- Yale 3399 RCAF – YouTube
BREGUET 810
Breguet Br.695 : Dérivé du breguet 693, ce modèle motorisé avec des moteurs américains Pratt & Whitney SB4G Twin Wasp Junior. Ces moteurs de poids et de diamètre très supérieurs aux 14M et qui tournaient tous deux dans le même sens, réduisaient sensiblement les performances et la visibilité ainsi que la stabilité, au point qu’il fallut rehausser les dérives. Mais ils permirent de suppléer aux insuffisances des fournisseurs français. Quelques légères modifications(améliorations) dans les instruments de bord. 50 appareils auraient été construits dont quelques-uns livrés en unité au groupe 18 en .
Une maquette
Breguet Br.810 : dérivé destiné à équiper les escadrilles de l’aviation navale devant armer les porte-avions de la classe Joffre. Aucun ne fut construit à cause de la défaite de 1940.
Maquette réalisée par Jean-baptiste BORGHETTI
Pour en savoir plus