FRIEDRICHSHAFEN FF.33L
En plus des forces aériennes la Première Guerre mondiale vit l’émergence des premières aviations navales. Bien entendu il n’était nullement question alors de porte-avions et encore moins de porte-hélicoptères. Pour autant les aviations embarquées firent leur apparition à la même époque sous la forme des premiers hydravions basés sur des croiseurs et cuirassés. En Allemagne c’est notamment avec le biplan Friedrichshafen FF.33 et ses dérivés comme le FF.49 que l’aéronavale défricha le domaine de vol embarqué.
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Malgré ce que la propagande berlinoise put dire et écrire à l’époque les Friedrichshafen FF.33 et FF.49 n’eurent pas un impact réel sur le déroulement de la Première Guerre mondiale. Cependant ils permirent une surveillance accrue des côtes allemandes empêchant souvent l’approche des navires britanniques et français.
Maquette réalisée par Jerome SEGRESTAA
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FRIEDRICHSHAFEN FF.49c
À la toute fin 1916, Friedrichshafen commença l’étude d’une version profondément améliorée appelée FF.49 et articulée autour d’un moteur Benz Bz IV de 200 chevaux là encore à six cylindres en ligne. Alors que jusque là l’armement des FF.33 se limitait à une mitrailleuse de calibre 7.92 millimètres montée sur affût annulaire arrière le FF.49 intégrait une arme identique mais fixée cette fois en position de chasse et synchronisée avec le pas de l’hélice.
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Le FF.49 intégrait un équipement radio de série alors qu’il était jusque là emporté de manière spécifique selon les missions. La Kaiserliche Marine en fit produire deux cents exemplaires par le constructeur, ainsi que vingt-cinq FF.49b sur lesquels la mitrailleuse défensive avait été déposée afin de permettre l’emport de cent kilogrammes de charges de profondeur dans le cadre de missions contre les submersibles britanniques et français.
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HANSA BRANDENBURG W.12
Dès 1915, les responsables de la société Hansa-Brandeburg plaident auprès des amiraux allemands la cause des hydravions de chasse. L’idée de cette jeune entreprise installée sur la Baltique est de proposer un hydravion destiné à abattre les hydravions britanniques et français. En fait, ses ingénieurs se basent sur leur petit biplan terrestre d’observation KDD. A force de discipline les responsables de la société reçoivent en novembre 1916 une commande ferme de la Marine impériale allemande pour six hydravions de présérie désignés W.12 par les militaires,W signifiait Wasser.
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Dès août 1917, ces hydravions commencèrent à mener la guerre contre les aéronefs, et notamment les hydravions, britanniques et français en mer Baltique, en mer du Nord, et dans la Manche. En outre, ils menaient souvent des missions de patrouille de reconnaissance dans le Pas-de-Calais et l’embouchure de la Tamise, à la recherche des barrages anti-sous-marins. L’absence de bombe se faisait alors cruellement ressentir quand il fallait riposter aux navires de guerre de la Marine Nationale et de la Royal Navy. Le W.12 avait bonne réputation auprès des pilotes et équipages, car sa vitesse le mettait à l’abri de la majorité des hydravions, et lui permettait même de se mesurer parfois aux dirigeables du Royal Flying Corps. A tel point même que le RFC avait entraîné ses pilotes de chasse à reconnaître au premier coup d’oeil le W.12 et à l’engager au combat. Généralement les chasseurs terrestres avaient le dessus sur ces hydravions.
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HANSA BRANDENBURG W.29
La Première Guerre mondiale vit apparaître un concept qui perdura péniblement jusqu’aux années 1950 : l’hydravion de chasse. Ces aéronefs étaient généralement moins manœuvrant que les chasseurs terrestres mais permettaient bien souvent de défendre efficacement les navires et implantations navales. La plus part des belligérants s’y essayèrent ; le pays qui eut le plus de résultats entre 1914 et 1918 inclus fut sans conteste l’Allemagne ! L’un des plus réussis, mais aussi des plus surprenants, fut le biplace Hansa-Brandenburg W.29.
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La majorité des W.29 fut basée en Mer du Nord avec pour mission de faire la chasse aux hydravions patrouilleurs britanniques et français. Une des premières victoires fut l’interception et la destruction d’un Pemberton-Billing AD Flying Boat de la Royal Navy qui croisait au large des côtes belges en septembre 1918. Une patrouille de W.29 allemands le prit en chasse et le descendit assez rapidement. Les deux aviateurs britanniques périrent.
Malgré cette victoire aérienne l’amirauté allemande persistait à lui préférer le W.19 alors en cours de déploiement au sein des unités opérationnelles.
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- Hansa-Brandenburg W.29 — avionslegendaires.net
- Hansa-Brandenburg W.29
- Hanse-Brandebourg W.29 — Wikipédia
HANSA BRANDENBURG KDW
Le KDW, Kampf D oppeldecker , W asser (chasseur biplan, eau), a été adapté à partir de l’ avion terrestre Hansa-Brandenburg DI pour assurer la défense côtière au-dessus de la mer du Nord .
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La production était lente, de sorte que beaucoup d’entre eux étaient obsolètes presque aussitôt qu’ils arrivaient à destination. Ils étaient difficiles à piloter en raison de la faible stabilité directionnelle mentionnée ci-dessus. La sortie d’une vrille était une question de chance. Une autre raison pour laquelle il était impopulaire auprès des pilotes était que, jusqu’au dernier lot, l’armement était positionné hors de leur portée, ce qui rendait impossible le dégagement des arrêts en vol.
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RUMPLER 4B
Les deux derniers Rumpler B.II commandés ne furent cependant jamais livrés puisque pris en compte par la Kaiserliche Marine. Si le premier demeura dans l’état le second fut modifié en hydravion à flotteurs et désigné Rumpler 4B. La marine impériale allemande ne possédant pas de système de désignation et n’ayant pas adopté celui de la Luftstreitkräfte c’est donc sous le nom de Rumpler 4B que les vingt-six exemplaires de série entrèrent en service actif.
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Au sein de l’aéronavale allemande naissante ces petits hydravions biplans réalisaient aussi bien des missions de surveillance côtière et portuaire que d’entraînement primaire et intermédiaire. Ils demeurèrent en service de début 1915 à la fin des hostilités.
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